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Rapport du Secrétaire général sur la consolidation de la paix au lendemain d'un conflit (A/63/881–S/2009/304)


Assemblée générale
Soixante-troisième session
Points 10, 101, 107 et 112 de l'ordre du jour

Rapport de la Commission de consolidation de la paix
Rapport du Secrétaire général sur le Fonds
pour la consolidation de la paix
Suivi des textes issus du Sommet du Millénaire
Renforcement du système des Nations Unies

Conseil de sécurité
Soixante-quatrième année

Résumé

Dans la déclaration de son président datée du 20 mai 2008 (S/PRST/2008/16), le Conseil de sécurité a invité le Secrétaire général à donner des conseils sur les moyens d'appuyer les efforts consentis par les pays pour parvenir plus rapidement et de manière plus efficace à une paix durable, notamment pour ce qui est de la coordination, des capacités de déploiement civil et du financement.

Le présent rapport met l'accent sur les difficultés auxquelles les pays touchés et la communauté internationale font face au lendemain d'un conflit, c'est-à-dire durant les deux premières années après la fin des hostilités principales. La section II montre que, suivant l'expérience acquise en matière de consolidation de la paix, il est impératif que les pays prennent eux-mêmes en main la situation – thème central du rapport – et met en relief les difficultés tout à fait particulières qui se posent dans le contexte spécifique de la période qui suit immédiatement l'arrêt des hostilités. C'est souvent durant cette période que la paix est le plus en danger, mais aussi que la possibilité de créer dès le départ des chances de succès est la plus grande.

La période qui suit immédiatement le conflit offre la possibilité de consolider l'état de la sécurité, d'engranger les dividendes de la paix, de renforcer la confiance dans le processus politique et d'étayer les efforts des pays visant à raffermir la paix, c'est-à-dire commencer à jeter les fondations du développement durable. En envisageant dès le départ une stratégie permettant de se rapprocher de ces objectifs, les pays facilitent considérablement l'avènement d'une paix durable et réduisent le risque de reprise du conflit. Bien trop souvent cette possibilité a été négligée. La section III recense plusieurs priorités récurrentes qui se rapportent directement à ces objectifs fondamentaux et pour lesquelles une aide internationale est fréquemment sollicitée au lendemain d'un conflit. Pour que cette occasion puisse être saisie, il faut que les acteurs internationaux soient au minimum capables d'agir de façon cohérente, rapide et efficace afin d'appuyer ces priorités.

La section IV décrit les efforts entrepris jusqu'ici par l'Organisation des Nations Unies afin de renforcer la viabilité, sur le plan concret et financier, de son action postérieure aux conflits et recense les difficultés systémiques portant sur les mandats, les structures de gouvernance et les dispositifs de financement qui varient suivant les entités des Nations Unies et empêchent l'Organisation de procéder à des réformes plus profondes.

La section V définit un ensemble de mesures visant à renforcer l'action des Nations Unies au lendemain d'un conflit ainsi qu'à faciliter l'intervention plus rapide et plus cohérente de la communauté internationale tout entière. Ces mesures consistent principalement a) à dépêcher sur le terrain des équipes de direction des Nations Unies qui soient plus fortes, plus efficaces et dotées d'un appui plus solide; b) à arrêter dès le début un ordre de priorité pour lequel des ressources sont disponibles; c) à renforcer l'appui des Nations Unies pour que les pays, dès le départ, prennent en charge les activités et développent leurs capacités; d) à rationaliser et renforcer la capacité du système des Nations Unies de fournir des connaissances, des compétences et du personnel déployable afin de répondre aux besoins les plus urgents en matière de consolidation de la paix, de concert avec les partenaires qui bénéficient d'un avantage relatif dans divers domaines, et à aider les pays à faire appel aux moyens les plus appropriés au niveau mondial; et e) à collaborer avec les États Membres, en particulier avec les donateurs, afin que les mécanismes de financement fonctionnent avec plus de rapidité et de souplesse et soient mieux harmonisés et moins vulnérables aux risques.

La section VI examine le rôle critique de la Commission de consolidation de la paix à l'appui des pays sortant d'un conflit et propose à l'intention des États Membres plusieurs suggestions quant aux moyens par lesquels la Commission pourrait renforcer son rôle consultatif dans le contexte des lendemains de conflit immédiat sur lequel porte le rapport.

http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900SID/VDUX-7TKTG6?OpenDocument

seen at 23:03, 2 July in UN GA. Find original source (feeling lucky?).
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